Nanorésidence

Expérimentation en cours : (IM) Postures

impostures

 

 

 

Une Nanorésidence c’est quand une équipe artistique s’installe quelques jours sur le plateau (ou, en l’occurrence, dans une salle de répetition), avec l’équipe technique  de choc, Stéphan et Olivier, à son écoute.
Selon les besoins, cela peut être pour débuter une création, la finaliser ou encore permettre la reprise d’un spectacle.
Au terme des quelques jours, les Expérimentations en cours ou le spectacle lui-même seront ouverts au public.

(IM)Postures
Mercredi 2 mars à 15h15
Par la Cie la Bobine
Mise en scène : Marie Rouge
Travail corporel : Andréane Jenatton
Jeu : Raphaël Gouisset, Stéphane Guillaumon, Loïc Rescanière, Marie Rouge

Le projet (im)Postures propose l’exploration de l’intime et de la relation au monde. En partant des interprètes, de leur présence, de leur corps, de leur vécu, nous jouerons avec ces frontières
dedans/dehors, privé/public, nature/culture, intime/extime,…
Comment le théâtre peut questionner ce corps porteur de signes, de compréhension des relations
humaines ? En partant de la vie quotidienne, le théâtre s’empare du poétique.
Le corps sera ici notre interlocuteur principal. Nous lui donnerons des accessoires de jeu, des situations
dramatiques. Nous le mettrons en difficulté parfois.
Le corps sera notre scène. Son langage s’inscrit dans l’espace et le temps. Il est symbole et image. Il est
théâtre, danse, musique.

Expérimentations en cours : Une Nuit des Reines

UNENUITDESREINES

 

 

 

Une Nanorésidence c’est quand une équipe artistique s’installe quelques jours sur le plateau, avec l’équipe technique de choc, Stéphan et Olivier, à son écoute. Selon les besoins, cela peut être pour débuter une création, la finaliser ou encore permettre la reprise d’un spectacle.
Au terme des quelques jours, les Expérimentations en cours ou le spectacle lui-même seront ouverts au public.

« Une nuit des reines »
Mercredi 2 mars à 13h13
Par la Cie Chiloé

Mise en scène : Isabelle Paquet
Texte : William Shakespeare
Traduction : Bernard Noël
Comédiennes : Elisabeth Doll, Carole Got, Sylvie Jobert. Dominique Léandri, Marie-Laure Millet. Lumières : Guislaine Rigollet
Scénographie : Ludivine Defranoux Musique et Sons : Baptiste Tanné Costumes : Carole Norbiron Production : Sophie Karsai

Au XVIème, Shakespeare n’était joué que par des hommes parce que l’espace public était interdit aux femmes. Au XXIème siècle, il y a beaucoup plus de comédiennes que de comédiens, beaucoup plus de spectatrices que de spectateurs, pourtant les représentations théâtrales continuent de nous proposer des spectacles joués majoritairement par des hommes.
Un pari s’offre : celui d’inverser la proposition du XVIème siècle, un “all woman cast” qui remet en question le théâtre élisabéthain du XVIème siècle ; La Nuit des rois devenant La Nuit des reines. William Shakespeare est mort il y a 400 ans, son écriture serait-elle
devenue aussi universelle s’il n’avait pas écrit affranchi de la problématique du genre? L’universalité du théâtre de l’auteur découle également de cette contrainte d’un jeu exclusivement masculin qui confère aux personnages une représentation qui dépasse le sexe réel du comédien sans caricature ni cliché.
La mise en scène s’engage sur deux axes : celui du double-travestissement (les actrices en acteurs et celle de l’histoire, le personnage de Viola travesti en Césario) et celui du “dire”, c’est à dire comment donner à voir la langue / poésie de Shakespeare.
L’espace se décline donc en deux territoires mobiles et conjoints : celui du travestissement (où les personnages sont cachés) constitué de cinq cabines d’essayages sur roulettes qui architecturent à chaque acte un nouveau dessin et celui du texte où les personnages sont à vue et se rencontrent.
Il est dessiné par la lumière qui crée, module et délimite cet espace de jeu.