Compagnie en résidence

La Compagnie Françoise Maimone dirigée par Françoise Maimone, metteur en scène, est en résidence depuis octobre 2005 à l’Université Claude Bernard Lyon 1 , avec pour objectif, la mise en place d’une programmation professionnelle au Théâtre Astrée.
Les créations de la compagnie produites au Théâtre Astrée tournent  :  en Région Rhone-Alpes (Auditorium de Seynod, Amphithéâtre de Pont de Claix, Dôme-théâtre d’Albertville, Théâtre du Verso de Saint-Etienne, Théâtre de la presle..) mais aussi sur le territoire national (La Fabrique / Scène conventionnée de Guéret, Théâtre Aghja/ Corse…).
La Compagnie Françoise Maimone est subventionnée par la Région Rhône-Alpes et la DRAC Rhône-Alpes et conventionnée avec l’Université Claude Bernard Lyon1 (avec le soutien de la Ville de Villeurbanne)

«La nuit d’Althusser» de Simon Jallade / Création 2011

Par la Compagnie Françoise Maimone
Mise en scène : Françoise Maimone
Avec : Nathalie Legros, Julio Guerreiro, Stéphane Kordylas, Stéphane Naigeon
Scénographie : Brigitte Bosse-Platière, Françoise Maimone. Lumières : Stéphan Meynet, Françoise Maimone. Costumes : Anne Dumont. Musique : Gérard Maimone. Régie son : Olivier Leydier, Stéphane Pauze
« La nuit d’Althusser » est édite aux éditions Comp’Act. Ce texte a été lauréat des « Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre » et a été sélectionné par la Commission Nationale d’Aide à la Création de Textes Dramatiques (Centre National du Théâtre) Coproduction : Compagnie Françoise Maimone/Université Claude Bernard Lyon 1 / La Fabrique – Scène conventionnée de Guéret

Le dimanche 16 novembre 1980 à 9h, le philosophe Louis Althusser tuait sa femme dans le petit appartement de l’Ecole Normale Supérieure de Paris, rue d’Ulm. Reconnu irresponsable, il fut interné pour troubles mentaux. L’affaire était close. L’incompréhensible aurait nom de folie…Une nuit pour tenter de comprendre les contradictions, les confusions de sentiments à travers une écriture dramatique faite de touches légères évoquant des silences, des immobilités dans cet espace d’enfermement où chacun s’égare dans ses doutes, ses interrogations. Ils sont quatre figures qui tentent de se révéler à vif : Althusser qui théorise, cherche à rendre intelligible les moindres détails de sa vie, le Préposé, comme un « accoucheur d’esprit », un « brûleur de question », la lingère qui raconte le quotidien d’un amour tu, l’huissier de justice annonçant le verdict plus impitoyable que la condamnation à mort, c’est-à-dire, l’oubli…

« Amphitryon » d’Heinrich von Kleist d’après Molière / 2010

Par la Compagnie Françoise Maimone
Traduction : Pierre Deshusses et Irène Kuhn (Editions Le Promeneur – Gallimard)
Avec: Céline Arnaud, Jean-Marc Bailleux, Pierre Bianco, Marie Forissier, Julio Guerreiro, Stéphane Kordylas, Stéphane Naigeon. Scénographie : Brigitte Bosse-Platière, Françoise Maimone. Costumière : Florence Demingeon
Musique : Gérard Maimone. Régie son : Olivier Leydier, Raphaël Guénot. Photo  : Yves Roudet.

Voici avec les mots de Copeau le synopsis d’Amphitryon : « …un dieu s’amusant à faire l’amour tandis que les hommes font la guerre et se glissant au lit d’une honnête femme sous l’apparence du mari qui est au front… l’arrivée du permissionnaire qui salue sa femme avec empressement et l’invite au plaisir des corps dans le moment où celle-ci vient d’en être rassasiée : des quiproquos grotesques et des jeux cruels s’ensuivent… » Aujourd’hui que peut bien signifier cette comédie, qui, dans la magnifique adaptation de l’oeuvre de Molière par Kleist, s’élève jusqu’à nous perdre dans une des plus sublimes tragédies du répertoire romantique allemand ? Car, à travers l’écriture dramatique de Kleist, née du plus profond de son être tourmenté, nous nous laissons entraîner dans un imbroglio vertigineux et incroyable où les dieux se substituent aux hommes jusqu’à leur voler leur identité. Ici, le mythe nous renvoie aux sources même de nos interrogations les plus intimes pour nous égarer dans des jeux de miroir délirants et absurdes et ce, dans une langue d’une extrême beauté, transmettant ainsi toute la force insolite de l’univers obsessionnel de l’auteur allemand.

« Le sous-sol » de Dostoïevski / Création 2009

Traduction : André Markowicz (Éditions Actes Sud)
Mise en scène : Françoise Maimone
Avec : Stéphane Naigeon
Scénographie : Brigitte Bosse-Platière et Françoise Maimone
Lumières : Stéphan Meynet et Françoise Maimone. Musique : Gérard Maimone
Son : Olivier Leydier et Raphaël Guénot. Vidéo : Catherine Demeure. Photo : Yves Roudet

Récit d’une étonnante densité, expression d’une dépression centrale, confession gémissante, grotesque, bouleversante, terriblement dérisoire, drôlement impitoyable, parfois pitoyable, un puits sans fond, un panier percé d’où se dévident les révélations d’un secret repli,… l’homme du « sous-sol » nous taquine, nous excite, nous attaque, fouille sans cesse les bas-fonds de l’âme, flaire avec délice la fange nauséabonde qui en émane pour mieux cerner, s’approcher de son semblable, son frère….
Pour s’élever vers ce sommet où la pensée atteint un niveau incroyable de paroxysme, il nous fallait tout le talent d’un comédien possédé par la puissance du génie de l’écrivain Dostoïevski. Ensemble, Fédor Dostoïevski/Stéphane Naigeon, ne font plus qu’un tant la magie du verbe, sa profondeur, sa poésie, son rythme nous entraîne dans un fascinant voyage dans les catacombes des comédies humaines, là où la poésie du désespoir nous saisit à la gorge. Crée la saison dernière «Le Sous-Sol» fut accueilli chaleureusement par le public. C’est pourquoi nous avons souhaité vous faire entendre à nouveau cet étrange soliloque sublimé à travers le corps de cet acteur exceptionnel,Stéphane Naigeon.

  »Le Prince de Hombourg » d’Heinrich von Kleist / Création 2008

Traduction : Pierre Deshusses et Irène Kuhn
Avec : Céline Arnaud, Jean-Marc Bailleux, Pierre Bianco, Joséphine Caraballo, Julio Guerreiro, Baptiste Jamonneau, Stéphane Kordylas,Stéphane Naigeon,
Scénographie : Brigitte Bosse-Platière et Françoise Maimone
Lumières : Stéphan Meynet et Françoise Maimone. Musique : Gérard Maimone. Son : Olivier Leydier et Raphaël Guénot . Costumes : Florence Demingeon. Photo : Yves Roudet

« Le Prince de Hombourg » fut écrit en 1811 par Heinrich von Kleist. Il demeure aujourd’hui comme un chef-d’oeuvre insolite, la pierre angulaire du théâtre romantique allemand, l’oeuvre d’un génie poétique qui laisse jaillir, aux travers d’éclairs fulgurants, les conflits profonds d’une âme dans toute son ampleur irrémédiable. Ultime oeuvre avant une mort désirée, « Le Prince de Hombourg » a la densité d’un rêve prémonitoire, d’une oeuvre qui précède l’adieu au monde et qui suscite des interprétations selon chaque contexte historique. Ce qui fait la grandeur de ce texte hors normes.
« La mise en scène de Françoise Maimone a su créer un espace où le langage propre à Kleist puisse être perçu et compris. La traduction choisie était celle de Pierre Deshusses et Irène Kuhn. C’est certainement dans ce français-là que Kleist aurait pu écrire sa pièce, s’il l’avait écrite dans cette langue qu’il parlait si bien. Se laisser conduire par les indices donnés, vaciller dans les absences, se laisser piéger, essuyer les orages… oui j’ai aimé, sans voir le temps passer… » Michèle Jung, Avignon 08

  »Chroniques des oubliés du Tour » de Gilles Granouillet / Création 2007

Avec : Alice Buyuk Pehlivanyan, Elodie Cercleux, Juliette Fernet, Anne-lise Guillet, Laura Ouakil, Xavier Picou, Nicolas Zlatoff. Lumières : Stéphan Meynet. Vidéo : Catherine Demeure. Musique : Gérard Maimone. Son : Olivier Leydier. Costumes : Anne Dumont.Photo : Yves Roudet.

Ici les personnages se dessinent à l’ombre des mots. Nés de la plume de Gilles Granouillet, ils se parlent dans le silence d’un hôtel qui n’a plus d’issue. Tous les occupants de cet espace d’enfermement se déchirent dans une atmospère tranquille, dans le calme apparent d’une ville de province qui n’a que le Tour de France pour tenter de fuir un quotidien gris et terne, pour tenter de briser l’immobilité de la vie. Ainsi un gardien de nuit manchot, quelques bonnes soumises et insoumises, une patronne désabusée, un patron absent comme un dieu, une cliente solitaire se cherchant l’âme soeur d’une nuit, un journaliste au coeur de pierre, se croisent l’espace d’un Tour, se mettent à nu, laissent entr’apercevoir des sentiments enfouis.

  »Le Misanthrope » de Molière / Création 2005

 Mise en scène : Françoise Maimone , assitant : Nicolas Zlatoff. Avec : Céline Arnaud, Jean-Marc Bailleux, Pierre Bianco, Etienne Brac, Gilles Chabrier, Marie-Aude Christianne, Stéphane Kordylas,Stéphane Naigeon,Karelle Prugnaud.
Création lumières : David Debrinay. Régie lumières :  Stéphan Meynet et Rosemonde Arrambourg. Musique : Gérard Maimone. Son : Olivier Leydier et Stéphane Pauze. Costumes : Florence Demingeon. Création décor : Brigitte Bosse-Platière, Françoise Maimone. Construction et régie plateau : Romain Lelevreur, William Fages. Photo : Pascal Michalon.

La pièce est composée de fragments d’impossibles dialogues amoureux : c’est l’histoire d’une descente aux enfers dans cette galerie de portraits où les êtres s’affrontent, se mentent, évoluent dans un monde de paradoxes, où Alceste, l’atrabilaire éructe, interroge, accuse cette société mensongère. Il est étranger à ce monde d’artifices et cependant amoureux de Célimène, celle qui trompe, celle qui ment, loin des tourments d’Alceste « le combattant » qui exige un monde bâti avec les mots du coeur.

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