Les danseuses du Jeune Ballet Désoblique, une formation professionnelle alternant entre cours techniques et vie de compagnie, présenteront 3 pièces inédites créées en collaboration avec des chorégraphes établi.es :
* Encore des jonquilles – Création Blandine Martel Basile et Brune Martin (2026)
Être ramassée, récupérée, repêchée. Glisser entre les doigts de la grande maladie. Se faire toute petite et devoir se cogner la grande bataille. Prises de sang, biopsies, sonnettes d’hôpital dans les couloirs, brouillard dans la tête et dans les os. Bercée par les aides soignantes, trouver de la douceur dans ce chaos aseptisé. Retrouver de la tendresse sur la peau arrachée par les pansements, caresser une cicatrice encore gonflée, et retourner combattre ce traitement qui nous charcute de l’intérieur et pourtant nous guérit.
Montrant une patiente aux multiples facettes, singulière, s’adaptant constamment au monde médical aussi hostile et brutal que fédérateur et vital, la pièce retrace l’intime d’un parcours de soins long et d’une lutte nécessaire. Enfin, lever le menton et le poing contre l’inaction des gouvernements face à ce problème de cancer chez les jeunes et se servir de la colère et la force qu’il reste pour défendre nos droits et nos cellules.
* Nos cœurs courroucés – Création Gilles Baron (2026)
* À l’Aube de l’hêtre – Création Marie Gourdain (2026)
L’Aube de l’Hêtre est une installation chorégraphique, créée pour le jeune Ballet Désoblique. Cinq danseuses sont les bâtisseuses d’un nouvel horizon. Elles déplacent, empilent, déséquilibrent des cubes qui deviennent obstacles, refuges, territoires à renégocier.
Ici, la prise de pouvoir ne s’impose pas dans la violence mais dans la persistance.
À l’image de l’hêtre — symbole de longévité à travers les siècles, et dont la croissance lente façonne les forêts — les danseuses réécrivent le paysage. Elles transforment les contraintes en matière vivante, construisent un espace où la liberté ne se concède pas mais se fabrique, ensemble, dans l’épaisseur du temps.
L’Aube de l’Hêtre n’annonce pas une révolution spectaculaire. Elle murmure une refondation, celle d’un monde où les femmes déplacent les structures, redistribuent les forces, cube après cube, souffle après souffle jusqu’à l’aube.
Cette pièce est librement inspirée de la pièce Seismic, cocréé par Marie Gourdain et Felix Baumann.
Distribution : Laly Brunin Aguila, Emma
Chamoux, Océane Bry, Cléa Nishio,
Auriane Velay, Alana Lagido
Chorégraphie : Gilles Baron et Blandine
Martel Basile
Création lumière : Yoann Schutze

